Tour du Mont Pourri - 5 jours d'itinérance
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Tour du Mont Pourri - 5 jours d'itinérance
BOURG-SAINT-MAURICE

Tour du Mont Pourri - 5 jours d'itinérance

Lac et glacier
Refuge
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Le Parc national de la Vanoise vous propose une randonnée itinérante offrant un regard sur les usages de la montagne aujourd'hui. Vous voyagerez depuis les stations de ski parmi les plus modernes, jusqu'aux espaces protégés parmi les plus sauvages. À vos godillots, randonnez !

De la forêt aux espaces minéraux, vous traverserez des paysages montagnards très diversifiés, et retrouverez le plaisir de passer une nuit dans un refuge "à l'ancienne".

Les 50 patrimoines à découvrir
Histoire

Kilomètre lancé

Vous passez à proximité de la piste dite du kilomètre lancé (KL), réservée au ski de vitesse. Le ski de vitesse en tant qu'épreuve olympique est apparu pour la première et unique fois aux Jeux Olympiques d'hiver d'Albertville en 1992. Les médailles d'or ont été attribuées à Tarja Mulari, une finlandaise, avec une vitesse de 219 km/h et à Michaël Prüfer, un français avec une vitesse de 229 km/h. Cette piste n'est actuellement utilisée que lors de compétitions.
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Flore

Zone humide

Le sentier longe sur sa rive droite la zone humide de Plan Déchaud, riche d’une flore remarquable. Les pompons cotonneux des linaigrettes dominent le pointillisme coloré des orchidées, tandis qu’à leurs pieds se cachent de discrètes laiches dont certaines très rares à l’échelle du territoire français. L’eau d’alimentation provient du lac St Jacques, un peu plus haut, alimenté par les écoulements de fonte de la neige et, pour partie, d’un canal d’amenée d’eau issue du ruisseau de l’Arc. Les fuligules morillon, canards plongeurs à l’œil doré, fréquentent les eaux libres de la zone.
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Flore

Prairies fleuries : à cueillir avec les yeux !

Dans la montée, les prairies se piquettent de couleurs où domine le jaune d’or des fleurs de l’arnica des montagnes. Cette espèce caractéristique des sols pauvres et acides est bien connue pour ses vertus médicinales : traitement des petits hématomes et propriétés anti-inflammatoires. Sa collecte, autrefois répandue, est maintenant réglementée en Vanoise, dans le coeur du Parc et dans les réserves naturelles. D’autres espèces, plus rares, sont protégées quel que soit l’endroit où elles poussent. Attention, leur cueillette constitue un délit
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Eau

Un lac artificiel

Vers le nord-ouest, un lac artificiel étend, depuis 2008, le bleu turquoise de ses eaux calmes sur plus de 4 ha. Avec une capacité de 400 000 m3, cette retenue collinaire permet d'alimenter en hiver le réseau de neige de culture de la station des Arcs. En été, le site est aménagé en base de loisirs et de pêche, destiné à devenir un pôle halieutique d’altitude renommé. Truites fario et truites arc-en-ciel y partagent l’onde avec les ombles chevaliers
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Glacier

Des lacs d'origine glaciaire

Pas de doute, vous êtes bien sur le sentier des lacs : Saint Jacques, plan de l’Homme, lac Marlou ou encore lac des Moutons. Situés dans un environnement rude, de plus en plus minéral lorsque l’on gagne en altitude, ces lacs aux eaux limpides sont pauvres en nutriments. La température estivale de surface varie entre 9 et 12 °C. Pour la plupart, ces lacs sont d’origine glaciaire, témoin d’un passé révolu, comme en atteste également la présence de ces roches arrondies, rabotées par les glaciers, qui bordent le lac des Moutons.
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Flore

Génépi et piste de ski

La plante est surtout connue pour la liqueur réalisée à partir de ses fleurs. On trouve en Vanoise trois espèces de génépi ; le génépi noir, le génépi jaune et le génépi des glaciers. C'est une plante inféodée aux moraines et aux éboulis et d'aucuns la considèrent comme la plante sauvage et difficilement accessible par excellence. Cependant, sur les accotements de la piste de ski qui descend du Grand Col, elle résiste aux travaux récurrents de terrassement. Rappel : la cueillette de tous les végétaux est interdite dans le cœur du Parc national de la Vanoise.
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Petit patrimoine

Une cabane isolée

En amont du sentier se dresse une modeste cabane isolée. Réservée aux gardes du Parc national de la Vanoise, elle sert de base à des missions de surveillance en leur permettant d’être au plus près de leur territoire d’intervention. Abri en cas de mauvais temps, notamment lors des tournées hivernales, offrant la possibilité de faire chauffer une soupe ou d’y passer la nuit, ces cabanes sont dispersées sur l’ensemble du parc
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Histoire

Ce que nous disent les noms de lieux

Les noms de lieux invitent à affiner notre regard, parfois même à voyager dans le temps. Aiguille rouge, Adret des Tuffes, Plagnettes (étendues moins pentues), Lanchettes (zones avalancheuses) font appel aux reliefs ou à la géologie locale. Le Bois de l’Ours nous ramène à une époque où l’espèce n’avait pas disparu des Alpes. Le mont Pourri pourrait devoir l’origine de son nom à la médiocre qualité de ses roches, mais cela reste discutable, ou au nom d’un ascensionniste oublié (monsieur Pourrit ou Pourry ?). Quant à l’Aiguille du Saint-Esprit, à chacun sa croyance…
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Glacier

Recherche glaciers désespérément !

En face de nous, la face nord de Bellecôte dresse sa muraille rocheuse rayée de ravins et de couloirs délités. Les cartes topographiques portent encore les noms de glaciers aujourd’hui disparus, victimes du réchauffement climatique global, particulièrement marqué dans les Alpes. Cette régression sévère des glaciers interroge sur le devenir de nos paysages et sur les ressources en eau dans les décennies à venir
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Pastoralisme

Un troupeau transhumant bien gardé

Plus de 1500 brebis et agneaux habillent, aux beaux jours, l’alpage de la Sévolière et ses alentours. Valentin, le berger, d'origine roumaine, veille en journée sur son troupeau qui est parqué la nuit, sous la garde des « patous » et autres chiens de protection dont la présence dissuasive éloigne les loups, réduisant ainsi le risque d’attaques. Un comportement calme et adapté permettra de poursuivre son cheminement, sous l’œil attentif de ces chiens impressionnants mais rarement agressifs
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Faune

Le tichodrome échelette

Le tichodrome échelette, surnommé "l'oiseau papillon", est présent tout au long de l'année dans la région. Il peut être souvent surpris, ou est-ce lui qui nous surprend de son mélodieux sifflement, sur ces parois en amont du chemin. Il niche souvent à proximité de l'eau, dans une cavité en bordure de torrents.
Gare aux araignées ou autres micro-invertébrés ! Il se déplace en grimpant sur la roche et en faisant de petits sauts volants où le rose de ses ailes apparaît en flashes colorés. C'est la forme très arrondie des ailes qui donne à son vol des allures de vol de papillon. Le tichodrome est présent toute l'année dans notre région et aime parfois chercher ses proies sur les murs de bâtiments, jusque dans les villages.
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Savoir-faire

Le Travis

Le passage difficile au pied de la crête des Lanchettes, et au-dessus des falaises des Sétives, appellé le Travis, a été aménagé pour permettre le passage des troupeaux. On voit qu'il a été en partie taillé dans la roche et que des murets en pierre ont été édifiés pour protéger bêtes et gens qui empruntent ce passage.
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Architecture

Les Loyes

Les chalets des Loyes sont édifiés sur un replat protégé des avalanches par les rochers de la crête des Lanchettes. Ces chalets ne sont plus utilisés depuis belle lurette et tombent en ruine. On peut observer en contrebas des ruines, le vestige d'un câble à foin, qui permettait de descendre les balles de foin, confectionnées avec le foin fauché dans les pentes alentour. Ce câble devait permettre de monter des matériaux et des victuailles aux chalets des Loyes. Depuis, le câble a été démonté, car il représentait un réel danger pour les gypaètes nichant dans la falaise des Sétives
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Faune

Le gypaète barbu

Le Gypaète barbu est un grand vautour ne se nourrissant quasiment que des os des ongulés domestiques ou sauvages décédés en alpage. Un des nids du couple s'étant installé à Peisey-Nancroix en 2003 se situe en dessous des chalets d'alpage des Loyes. Les gypaètes y sont donc régulièrement visibles et de nombreux photographes viennent tenter leur chance de réaliser un beau cliché...
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Pastoralisme

L'alpage de la Sévolière

Les moutons qui peuplent l'alpage sont en partie originaires de la Crau et transhument par camions chaque printemps et automne. Du foin AOP de la Crau est produit sur leurs pâturages d'hiver et les croisent à l'automne pour nourrir les vaches tarines à l'étable. L'éleveur bénéficie en outre de financements pour des mesures agro-environnementales pour préserver certaines espèces de la flore et de la faune locale par des mises en défens ou des retards de pâturage.
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Col

La combe du Trovet

Pour aller au refuge de Rosuel, le plus court est d'emprunter le sentier qui descend par la combe du Trovet. C'est le chemin de descente de la via ferrata des Bettières. Il est cependant bien plus raide que le sentier normal qui descend jusqu'au hameau de Beaupraz. Pour descendre de la via ferrata, il y a aussi une tyrolienne qui rejoint la combe du Trovet. Un câble au-dessus de la tyrolienne a été aménagé par les guides, et signalé par des dispositifs visuels. Cela pour éviter que les gypaètes, et les autres oiseaux, percutent le câble de la tyrolienne
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Géologie

L'Aliet

En regardant le versant nord du Sommet de Bellecôte et du Dôme des Pichères, le regard est attiré par la pointe incongrue que forme l'Aliet. Ce sommet de forme triangulaire sous cet angle de vue est en terme géologique une klippe. C'est donc le reste d'une nappe de charriage qui recouvrait le socle de Vanoise constitué de micaschistes. Les matériaux calcaréo-dolomitiques formant la crête acérée de l'Aliet peuvent être datés du Trias carbonaté.
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Architecture

Le hameau de Beaupraz

C'est au hameau de Beaupraz que l'on rejoint le fond de la vallée du Ponturin. Ce hameau fait face au hameau des Lanches qui avait été bousculé par une gigantesque avalanche descendue de la face nord de Bellecôte en mars 1995. 12 personnes avaient été extraites vivantes de 2 chalets en partie submergés par la neige. Le nom du hameau, "les Lanches", vient directement du mot avalanche. Quant au nom Beaupraz, celui-ci signifie beau pré
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Refuge

Refuge-porte de Rosuel

À 1547 m d'altitude, le refuge de Rosuel est dit refuge-porte du Parc national de la Vanoise, car à la fois proche du cœur du Parc et accessible par la route. Conçu en 1971 par l’architecte Christian Durupt, il présente un toit en forme de vague s'insérant dans la pente pour ne pas donner de prises aux potentielles avalanches. En 2010, d’importants travaux de requalification ont amélioré son confort et sa luminosité. Le refuge n’est gardé et ouvert qu’en période estivale. Le rez-de-chaussée est un point d’accueil et d’information du Parc national.
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Histoire

Chapelle Notre Dame des Neiges et hameau du Beaupraz

Située dans le hameau de Beaupraz, cette chapelle a été fondée en 1705 sur le chemin des alpages des Lauyes dans un style baroque. Dédiée à Notre Dame des Neiges, c'est le 5 août 366 que la vierge désigna par une chute de neige à Rome l'emplacement où devait être construite la basilique Sainte-Marie-Majeure. Le tableau du retable et le devant d'autel évoquent la visitation (visite de Sainte Marie à sa cousine Elisabeth, enceinte de St Jean-Baptiste). Saint Jean Baptiste est également représenté à droite de l'autel. Saint-Laurent, patron des pauvres, porte la palme et le grill de son martyre.Par ailleurs, d'anciennes montagnettes sont encore visibles dans le hameau de Beaupraz, celles-ci ne sont habitées qu'en dehors des périodes d'enneigement. En contrebas, se situe le hameau des Lanches, avec ses maisons alignées dans le sens de la pente, se protégeant les unes les autres.

Messe en fin de journée pendant l'été.

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Refuge

Refuge de Rosuel et espace d'accueil

Le refuge de Rosuel se démarque par la singularité de son architecture bien intégrée dans le cadre naturel du Parc national de la Vanoise, Situé à 1547m d'altitude, il est ouvert de juin à septembre et gardé par deux gardiennes passionnées de montagne et de cuisine. Fermé et inacessible au public le reste de l'année. Il possède une grande capacité de 50 places et il est possible d'y manger des produits locaux et des plats faits maison en journée et le soir (sur réservation pour le soir). Les maitres-mots de ses gardiennes : convialité, amour de la montagne et rencontre.
Faisant partie de l'aire d'adhésion du Parc national qui couvre un milieu sensible et protégé, quelques consignes sont à respecter, pensez à bien les appréhender.
Au rez de chaussée du refuge-porte, un espace panoramique où l’on peut faire une étape reposante et instructive est dédié à la géologie tourmentée du fond de vallée. Chaises longues, panneaux explicatifs, modules tactiles et longue vue en accès libre. Informations ludiques pour petits et grands.

http://refuge-rosuel.vanoise.com/
04 57 37 65 94
Rosuel
73210 Peisey-Nancroix
refuge.rosuel@vanoise-parcnational.fr

http://www.vanoise-parcnational.fr/

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Sommet

Le dôme de Bellecôte et l'Aliet

Au départ, sur votre droite, vous suivez le dôme de Bellecôte (alt. 3417 m). En hiver, plusieurs couloirs qui vous font face se pratiquent en ski hors-piste depuis le domaine de la Plagne. À son extrémité est, vous apercevez le sommet de l’Aliet (alt. 3109 m). Son nom viendrait de « alye », aiguille en patois savoyard. De ce point de vue, il se présente sous la forme d’une pyramide de roc. Son ascension nécessite des techniques d’escalade. Elle est cotée difficile.
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Sommet

Le Mont-Pourri

En montant, sur votre gauche, vous observez le Mont-Pourri qui culmine à 3779 m, ce qui en fait le 2e plus haut sommet de Vanoise après la Grande Casse. Il fut gravit pour la première fois par Michel Croz en 1861. Aujourd’hui l’itinéraire passe classiquement par le glacier du Geay que vous apercevez sous le sommet. Au pied de sa moraine, l’ancien refuge où dormaient les alpinismes jusque dans les années 70 a été reconverti en espace muséographique dédié à l’histoire de ce sommet.
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Faune

Aigle royal

L’aigle royal (Aquila chrysaetos) demeure une espèce rare et protégée, même si ses effectifs progressent dans les alpes depuis quelques années. À Peisey-Nancroix, il figure sur les armoiries de la commune. La randonnée traverse le territoire d’un de ces couples. Suivi depuis 1973, il a déjà occupé 11 aires (terme utilisé pour désigner les nids des rapaces) différentes et mené 35 jeunes à l’envol. Il se nourrit principalement de marmottes en été et se contente de charognes en hiver.
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Faune

Les ongulés

Le vallon de Rosuel a la particularité d'accueillir aussi bien les ongulés de plaine : cerfs, chevreuil et occasionnellement sangliers sur les zones basses et ceux plus spécifiques à la montagne sur les parties hautes : chamois et bouquetins. Cependant, ces derniers n’occupent pas les mêmes quartiers selon les saisons et ils quittent notamment le fond de vallon à la belle saison préférant des zones de plus haute altitude, plus fraîches.
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Flore

L'aulnaie

Les Lanches de la Rèbe sont recouvertes d'aulnes verts, appelés arcosses dans le jargon local. Tout à fait adaptés à ce type de pentes avalancheuses, leurs branches flexibles se plient sous la neige sans casser. L’aulnaie est accompagnée d’une formation végétale luxuriante, la mégaphorbiaie. Quelques trésors s’y cachent ici et là, notamment le magnifique lis martagon et l’ancolie des alpes (espèce protégée au niveau national). Plus tard dans la saison, les framboisiers et les groseilliers vous tenteront avec leur baies.
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Flore

Fougères

Le Cystopteris des montagnes qui se trouve en marge d'une zone de suintements dans la descente des Lanches de la Rèbe, fait partie de ces fougères rares et difficiles à observer. Elle se distingue pourtant par sa feuille très découpée qui s'inscrit parfaitement dans un triangle équilatéral. Elle est présente en France uniquement dans les Pyrénées et les Alpes, et dans des sites bien peu nombreux d'où son statut de protection nationale. Cette station a failli disparaître naturellement suite à un glissement de terrain en 2009.
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Faune

Le gypaète barbu

Le gypaète barbu (Gypaetus barbatus) est un vautour de 2,80 m d’envergure, qui se nourrit principalement d’os ! Affublé à tort de pouvoirs démoniaques, le gypaète a été totalement exterminé des Alpes au début du XXe siècle. Son retour est le résultat d’un programme international de réintroduction soutenu par l'Europe. Le gypaète barbu est installé dans la vallée depuis 2004. Très sensible au dérangement, de l’information sur site vous aidera à assurer la tranquillité de son aire en cas de reproduction.
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Pastoralisme

Les vaches

Plus de 250 vaches viennent des villages avoisinants ou de plus loin (Isère notamment) pour estiver dans cet alpage. Ici, différentes races se côtoient : Montbéliardes, Charolaises, Limousines, Tarines,… Ce sont des vaches ne produisant pas de lait : génisses, vaches de reproduction ou à viande. Elles arrivent dans le fond du vallon, puis monteront en altitude à mesure que l’herbe pousse, avant de redescendre progressivement. Elles sont surveillées par un berger, qui occupera différents chalets d’alpage selon l’avancé du troupeau.
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Lac

Lac de la Plagne.

Le lac de la Plagne est un lac naturel particulièrement profond (19 m). Sa gestion est actuellement privée et dépend de l'association des Lacs de montagne de Landry-Peisey, qui l’alevine régulièrement. Truite fario, saumon de fontaine et cristivomer peuplent ses eaux. Le cristivomer trouve son origine au nord de l’Amérique, dans la zone comprise entre les Grands lacs et l’Alaska et a été introduit ici 1964. Cette espèce fait l’objet de suivi par marquage des individus alevinés.
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Flore

Le Caricion incurvae

Les suivis botaniques menés par les gardes-moniteurs du Parc national les conduisent à des postures parfois peu académiques ! C'est le cas du suivi du Caricion présent dans la plaine alluviale en aval du refuge d'Entre-le-Lac ou le long du Ponthurin vers les Chalets de la Plagne. Ce milieu particulier d'altitude constitue des zones humides rases parfois assez vastes en Vanoise, malgré sa rareté en France. Il est caractérisé par 8 espèces pionnières artico-alpines toutes protégées, dont certaines sont de discrètes relictes post-glaciaires (ex. : Carex microglochin, Tofieldia pusilla ou Trichophorum pumilum)
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Refuge

Le refuge d'Entre-le-lac

À 2145 m d’altitude, au bord du lac de la Plagne, une ancienne bergerie, propriété de la commune de Landry, a été réhabilitée en refuge en 1980. Depuis, le berger qui exploite l’alpage y fait toujours étape, mais il est en plus gardé toute la période estivale, permettant d’accueillir pour couchage et restauration une quarantaine de personnes. Grâce aux deux vaches laitières sur place, les gardiens du refuge vous proposent quotidiennement des produits laitiers frais.
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Pastoralisme

Plan de la Grassaz

En été, un troupeau de 300 génisses, élevées pour la production de viande, pâture la haute vallée du Ponturin. Il n'y a pas de vaches laitières car l'absence de piste pastorale ne permet pas le déplacement d'une machine à traire ni le transport du lait pour la fabrication du fromage. Le berger suit le troupeau et utilise les 4 chalets mis à sa disposition pour son logement (chalets du Varchet, de la Plagne, de la Sache et de la Grassaz).
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Refuge

La cabane PNV des Mindières

La cabane PNV des Mindières a été construite en 2002, sur le rocher des Mindières à 2224 m, qui domine le Lac de la Plagne au nord-est. Cette cabane a remplacé le chalet des gardes du Berthoud, qui se trouvait à l'entrée et au nord du Plan de la Plagne, à 2100 m, et qui a été détruit par une avalanche venant du Dôme des Plattières en février 1999. Le chalet du Berthoud était un chalet Chaloin. Plusieurs refuges et cabanes de gardes sont de ce type (refuges du Fond des Fours, de la Leisse, de la Femma, de la Valette...). Au cours de cet hiver très enneigé, un bâtiment du refuge de Plaisance a été déplacé par une avalanche et le chalet d'alpage du Biol à Courchevel a été complètement détruit...
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Architecture

Les chalets de la Plagne

Le hameau de la Plagne comprend une bergerie, 2 étables, 2 ruines de halle, plusieurs murets et enclos en pierres sèches, 1 cave voûtée et une ancienne ruine au sud, témoin d’un alpage exploité de longue date. La cave comporte plusieurs pierres gravées, dont une datant de 1772. Les principaux bâtiments sont implantés dans la pente ce qui les protège des avalanches. Ils présentent encore au moins en partie un mortier traditionnel en « pierres à vue ».
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Faune

Le traquet Tarier ou Tarier des prés

Le Tarier des prés est un passereau insectivore qui prend ses quartiers d'été en Vanoise de mai à septembre. Il hiverne en Afrique et c'est un migrateur transsaharien dont l'aire de prédilection est la zone tropicale (Congo, Sénégal, Zambie…). Chez le mâle, qui chante joliment de manière sonore et variée, souvent perché sur un piquet, un rocher ou une tige sèche de rhubarbe des moines, c'est le large plastron roux orangé et le sourcil blanc sur fond noir qui attirent l'oeil et le distingue du Tarier pâtre
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Faune

Hermines

Les hermines sont de petits mammifères de la famille des Mustélidés, comme les belettes ou les fouines. Elles sont présentes dans l'ensemble des zones tempérées et arctiques de l'hémisphère nord. Elles se distinguent des belettes par le bout noir de leur queue et par leur faculté à « se vêtir » de blanc en hiver. Cette adaptation, très utile pour se fondre dans leur environnement tapissé de neige, leur a valu une chasse et un élevage intensifs au Moyen-Age pour habiller la noblesse et les juges
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Flore

La Laîche faux pied d'oiseau

Cette laîche de petite taille (autour de 4 à 5 centimètres) affectionne les terrains très calcaires, secs et peu végétalisés. Elle se plaît donc dans la partie sommitale du sentier qui mène au col de la Sachette. Cette espèce protégée se rencontre dans l'ensemble des Alpes et plus rarement dans les Pyrénées. Ses fleurs rudimentaires sont sur trois segments évoquant les trois doigts des oiseaux et sont portées par des pédondules courbés vers le sol. Avec ses feuilles vert foncé et luisantes en étoile, ils permettent son identification
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Faune

La Réserve Naturelle de Tignes-Champagny

La Réserve Naturelle dite de Tignes-Champagny a été créée par arrêté ministériel du 24 juillet 1963 afin de protéger les milieux naturels et la flore et la faune associées, mais en tolérant le maintien d’équipements pour la pratique des sports d’hiver. Elle couvre une superficie de 1321 hectares sur les communes de Bonneval-sur-Arc, Champagny-en-Vanoise, Tignes et Val d'Isère. La gestion de cette Réserve est assurée par le Parc national de la Vanoise.
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Glacier

La glacier suspendu

Ce glacier bien-nommé (à observer juste en-dessous du dôme de la Sache) est comme en équilibre, tant les pentes sont raides à ses pieds. Son destin est tout autant suspendu lorsque l’on sait que certains glaciers alpins perdent de 1 à 2 mètres d’épaisseur annuellement.
Les anciens Tignards (habitants de Tignes) s’accordaient à penser que lorsque la Sache portait un bonnet de nuages ou de brouillard, cela annonçait que la météo allait se dégrader rapidement

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Glacier

Le "petit lait" du vallon de la Sache

En période estivale, le ruisseau du vallon de la Sache a la caractéristique d'être de couleur "laiteuse". C'est la conséquence d'un phénomène d'érosion glaciaire : cette eau provient en effet des glaciers (notamment celui du Plan). Sa couleur vient des farines de roche provoquées par le raclage du glacier, qui sont entraînées par le courant lors de la fonte des glaces. C'est le cas également de la plupart des lacs glaciaires
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Pastoralisme

Le chalet de la Sache d'En-Bas

Cet ancien chalet d'alpage, construit après guerre, est situé en amont du sentier qui mène au refuge de la Martin. Il était à l'origine constitué d'une petite habitation et d'une écurie.  On peut distinguer en contrebas les vestiges d'un parc à génisses, qui servait à rassembler les animaux par mauvais temps, ainsi qu'une cave à fromages. Ce chalet est aujourd'hui utilisé par les agents du Parc national de la Vanoise
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Architecture

Barrage du Chevril

La construction du barrage du Chevril a débuté en 1947 pour répondre aux besoins en énergie du pays, de plus en plus importants. Sa mise en eau a eu lieu en 1953 : ce fut une sombre histoire pour les Tignards (400 habitants) qui ont vu leur village englouti après s'être battus durant plusieurs années contre ce projet. Le village a été reconstruit 3 ans plus tard à son emplacement d'aujourd'hui.
Ce barrage est une prouesse technique : avec ses 180 mètres, c'est encore aujourd'hui le plus haut barrage voûte de France. Le bassin de rétention, appelé lac du Chevril, d'une superficie de 270 hectares et d'un volume de 235 millions de mètres cubes d'eau, alimente la centrale électrique des Brévières.
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Faune

Le monticole de roche

Cet oiseau fait partie de la famille des Turdidés (comme le rouge-gorge et la grive) : il est aussi appelé "merle de roche". C’est un migrateur transsaharien : il passe l’hiver en Afrique, au sud du Sahara, il nous arrive à la fin du mois d’avril et repart mi-août.
Ouvrez l'oeil, Il est plutôt farouche et difficile à voir malgré les couleurs exotiques du mâle qui arbore un poitrail oranger roux et une tête d’un bleu ardoisé. Il se nourrit d’insectes, de matières végétales et de petits lézards

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Histoire

Le couloir de la Grande Parei

Il s'agit d'un important couloir d’avalanches :  le 12 février 1881, une importante avalanche recouvra même en partie le hameau des Brévières situé en contrebas. 9 personnes sont décédées, ce fut l'avalanche la plus meurtrière du XIXe siècle à Tignes. A l’époque, l’avalanche était considérée comme une punition divine. Aujourd’hui, la nivologie - qui est une discipline étudiant la neige, dans des buts pratiques, de sécurité notamment - vise à prévoir et prévenir les avalanches
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Histoire

Le ceutron du Villaret des Brévières

Le hameau du Villaret  vous apparaît en face, de l’autre côté de l’Isère. Son originalité : il renferme un vestige aux origines mystérieuses, le Ceutron ! Il s'agit d 'une forme humaine gravée sur la face sud d’un gros rocher. Les datations vont des derniers millénaires avant J.-C. au IVe siècle après J.-C. ! Une des interprétations est qu'il s'agirait en quelque sorte d'un dieu protecteur : orienté plein sud, fixant le ruisseau de la Davie, couloir de l’avalanche dite de la Davie, ce pourrait être un lieu de culte païen. Une autre  hypothèse imagine qu’il pourrait s'agir d'un envahisseur statufié faisant partie des hordes d’Afrique du Nord menées par Hannibal lors de sa tentative de traversée des Alpes...
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Géologie

Le plan des Pierres

On s'imagine passer juste après une pluie de météorites :  vous êtes au bien-nommé "plan des Pierres", au milieu de différentes tailles de roches calcaires détachées de la falaise en amont : cette dynamique permet la naissance de cavités, nécessaire à la nidification des oiseaux ou animaux dits "cavernicoles". Certaine année, le faucon crécerelle niche dans les parois vous surplombant
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Refuge

Le captage du refuge de la Martin

Comme pour de nombreux refuges, l'accès à l'eau du refuge de La Martin est un défi. Son alimentation provient des glaciers en amont par fonte, via un ruisseau secondaire. Un bac en acier galvanisé plaqué à la falaise (juste au-dessus de vous) et muni de deux tamis métalliques récupère l'eau en retenant les pierres les plus grossières, ce qui assure une première décantation. Des tuyaux acheminent ensuite l'eau jusqu'à deux cuves situées 200 m plus bas, qui servent de deuxième décanteur et de réservoir. De là, elle s'écoule jusqu'au refuge en passant successivement par un filtre mécanique (rétention des fines) puis UV (élimination des bactéries). Elle est ainsi prête à être consommer
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Refuge

Le refuge de la Martin

Ce refuge, gardé de fin juin à début septembre (proposant une offre de restauration et d’hébergement), reste ouvert en gestion libre le reste de l’année. Avant de devenir propriété du Parc national de la Vanoise en 1972, c’était un ancien chalet d’alpage dont la construction, à partir de matériaux extraits sur place, débuta en 1932. Il permit durant une trentaine d’années de faire vivre l’alpage de la Martin et de produire beaufort, sérac et beurre.
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Histoire

Le barrage du Chevril

Depuis la croix en regardant vers le sud-est on distingue le barrage hydroélectrique du Chevril, installé sur le cours de l’Isère en contrebas de la station de ski de Tignes dont il représente la seule route d’accès. Il constituait, lors de sa construction en 1952, le plus haut barrage-voûte d’Europe (181 m de haut). Sa mise en eau provoqua l’engloutissement de l’ancien village de Tignes, peuplé alors de 387 habitants. Les familles expropriées furent relogées au nouveau village des Boisses (village situé en pied de barrage).
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Description

Cette itinérance de 5 jours (cf menu "ETAPES") en Haute Tarentaise, vous propose un parcours à flanc de montagne avec le passage d'un col.

Pour votre information, en cœur de Parc national, le bivouac n'est autorisé qu’à proximité immédiate de certains refuges. Hors Parc, il vous faut vous rapprocher des communes concernées pour connaître leur réglementation.
Pour des nuitées plus douillettes, vous pouvez vous blottir dans les hébergements suivant qui correspondent aux fins d'étapes du tour :

  • 1ère nuit : Refuge du Mont Pourri
  • 2ème nuit : Refuge d'Entre-le-Lac
  • 3ème nuit : Refuge de la Martin
  • 4ème nuit : Refuge de Turia

De l'itinéraire classique proposé, vous pouvez décliner de nombreuses variantes dont les préférées du Parc national de la Vanoise que voici :

  • 1ère étape : Si vos jambes sont déjà suffisement échauffées, la montée au Grand Col, sur la gauche de l'itinéraire en vous rendant au refuge du Mont Pourri, vaut le détour.
  • 2ème étape : Pourquoi de pas monter plus allégé au col du Plan Séry après le refuge d'Entre-le-Lac en fin de journéee ?
  • 3ème étape : Avant de partir pour la traversée jusqu'au prochain refuge, prenez donc le temps de vous rapprocher des glaciers en prenant au pied levé le sentier partant derrière le refuge. Soit vous continuez sur cet itinéraire qui vous fera ensuite retrouver le sentier principal, soit vous rebroussez chemin.
Départ : Arc 2000
Arrivée : Arc 2000
Communes traversées : BOURG-SAINT-MAURICE, PEISEY-NANCROIX, TIGNES, VILLAROGER

Profil altimétrique


Recommandations

État des sentiers : Pour éviter au maximum les sentiers avec un enneigement tardif, il est préférable de programmer cette randonnée entre début juillet et mi-octobre. Se méfier de la traversée des torrents qui peut se révéler délicate en période de fonte des neiges et, tant que faire se peut, privilégier leur traversée le matin. Se référer à nos propositions dans le descriptif pour la contourner.

Matériel : En début de saison, vous risquez de traverser des névés. En plus de tout le matériel de sécurité nécessaire en montagne, nous vous conseillons de prendre une paire bâtons par personne et au moins 1 piolet.

Refuges et réservation : Si vous souhaitez bénéficier de plus de confort et faire halte dans des refuges gardés, les gardiens quittant leur refuge en inter-saison, nous vous conseillons de programmer votre randonnée entre mi-juin et mi-septembre. Nous vous conseillons de réserver vos hébergements ainsi que vos pique-niques à l'avance, certains refuges pouvant être rapidement complets en période d'affluence touristique.

En coeur de parc
Le Parc national est un territoire naturel, ouvert à tous, mais soumis à une réglementation qu’il est utile de connaître pour préparer son séjour

Accès routiers et parkings

Depuis Moûtiers, suivre la N90 jusqu'à Bourg-Saint-Maurice puis la D119 jusqu'à la station d'Arc 2000. Le parking des Combes, (couvert et gratuit en été) permet de laisser le véhicule pour la durée de la randonnée.

Les autres accès en voiture pour ce tour sont :

  • Parking de Rosuel : Depuis Moûtiers, suivre la direction de la Haute Tarentaise puis prendre la direction de Peisey-Nancroix et poursuivre jusqu'au fond de Vallée.
  • Les Boisses : Depuis Moûtiers, suivre la direction de la Haute Tarentaise, suivre la direction de Tignes et passer le barrage, prendre la direction "Les Boisses". Se garer sur le Haut du hameau.
  • Parking du ChâtelardDepuis Moûtiers, suivre la direction de la Haute Tarentaise. 7 km après Ste-Foy-Tarentaise, prendre la direction de la Gurraz, sur la gauche et se garer sur le Haut du hameau.

Stationnement :

Parking des Combes Arc 2000

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