Tour du lac de la Plagne
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Tour du lac de la Plagne
PEISEY-NANCROIX

Tour du lac de la Plagne

Faune
Lac et glacier
Point de vue
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Randonnée de fond de vallon en territoire apprivoisée par l'homme mais dominé par les géants alpins.
Je suis sur le sentier qui surplombe le Lac de la Plagne lorsque le couple de gypaètes barbus arrive droit dans ma direction. J’entends leurs ailes fendre l’air. Comme on se sent privilégié à ce moment là ! Marie-Laure Tonnelier, Garde-monitrice au Parc national de la Vanoise

Les 19 patrimoines à découvrir
Sommet

Le dôme de Bellecôte et l'Aliet

Au départ, sur votre droite, vous suivez le dôme de Bellecôte (alt. 3417 m). En hiver, plusieurs couloirs qui vous font face se pratiquent en ski hors-piste depuis le domaine de la Plagne. À son extrémité est, vous apercevez le sommet de l’Aliet (alt. 3109 m). Son nom viendrait de « alye », aiguille en patois savoyard. De ce point de vue, il se présente sous la forme d’une pyramide de roc. Son ascension nécessite des techniques d’escalade. Elle est cotée difficile.
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Faune

Aigle royal

L’aigle royal (Aquila chrysaetos) demeure une espèce rare et protégée, même si ses effectifs progressent dans les alpes depuis quelques années. À Peisey-Nancroix, il figure sur les armoiries de la commune. La randonnée traverse le territoire d’un de ces couples. Suivi depuis 1973, il a déjà occupé 11 aires (terme utilisé pour désigner les nids des rapaces) différentes et mené 35 jeunes à l’envol. Il se nourrit principalement de marmottes en été et se contente de charognes en hiver.
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Faune

Les ongulés

Le vallon de Rosuel a la particularité d'accueillir aussi bien les ongulés de plaine : cerfs, chevreuil et occasionnellement sangliers sur les zones basses et ceux plus spécifiques à la montagne sur les parties hautes : chamois et bouquetins. Cependant, ces derniers n’occupent pas les mêmes quartiers selon les saisons et ils quittent notamment le fond de vallon à la belle saison préférant des zones de plus haute altitude, plus fraîches.
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Flore

L'aulnaie

Les Lanches de la Rèbe sont recouvertes d'aulnes verts, appelés arcosses dans le jargon local. Tout à fait adaptés à ce type de pentes avalancheuses, leurs branches flexibles se plient sous la neige sans casser. L’aulnaie est accompagnée d’une formation végétale luxuriante, la mégaphorbiaie. Quelques trésors s’y cachent ici et là, notamment le magnifique lis martagon et l’ancolie des alpes (espèce protégée au niveau national). Plus tard dans la saison, les framboisiers et les groseilliers vous tenteront avec leur baies.
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Flore

Fougères

Le Cystopteris des montagnes qui se trouve en marge d'une zone de suintements dans la descente des Lanches de la Rèbe, fait partie de ces fougères rares et difficiles à observer. Elle se distingue pourtant par sa feuille très découpée qui s'inscrit parfaitement dans un triangle équilatéral. Elle est présente en France uniquement dans les Pyrénées et les Alpes, et dans des sites bien peu nombreux d'où son statut de protection nationale. Cette station a failli disparaître naturellement suite à un glissement de terrain en 2009.
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Faune

Le gypaète barbu

Le gypaète barbu (Gypaetus barbatus) est un vautour de 2,80 m d’envergure, qui se nourrit principalement d’os ! Affublé à tort de pouvoirs démoniaques, le gypaète a été totalement exterminé des Alpes au début du XXe siècle. Son retour est le résultat d’un programme international de réintroduction soutenu par l'Europe. Le gypaète barbu est installé dans la vallée depuis 2004. Très sensible au dérangement, de l’information sur site vous aidera à assurer la tranquillité de son aire en cas de reproduction.
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Sommet

Le Mont-Pourri

En montant, sur votre gauche, vous observez le Mont-Pourri qui culmine à 3779 m, ce qui en fait le 2e plus haut sommet de Vanoise après la Grande Casse. Il fut gravit pour la première fois par Michel Croz en 1861. Aujourd’hui l’itinéraire passe classiquement par le glacier du Geay que vous apercevez sous le sommet. Au pied de sa moraine, l’ancien refuge où dormaient les alpinismes jusque dans les années 70 a été reconverti en espace muséographique dédié à l’histoire de ce sommet.
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Pastoralisme

Les vaches

Plus de 250 vaches viennent des villages avoisinants ou de plus loin (Isère notamment) pour estiver dans cet alpage. Ici, différentes races se côtoient : Montbéliardes, Charolaises, Limousines, Tarines,… Ce sont des vaches ne produisant pas de lait : génisses, vaches de reproduction ou à viande. Elles arrivent dans le fond du vallon, puis monteront en altitude à mesure que l’herbe pousse, avant de redescendre progressivement. Elles sont surveillées par un berger, qui occupera différents chalets d’alpage selon l’avancé du troupeau.
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Lac

Lac de la Plagne.

Le lac de la Plagne est un lac naturel particulièrement profond (19 m). Sa gestion est actuellement privée et dépend de l'association des Lacs de montagne de Landry-Peisey, qui l’alevine régulièrement. Truite fario, saumon de fontaine et cristivomer peuplent ses eaux. Le cristivomer trouve son origine au nord de l’Amérique, dans la zone comprise entre les Grands lacs et l’Alaska et a été introduit ici 1964. Cette espèce fait l’objet de suivi par marquage des individus alevinés.
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Flore

Le Caricion incurvae

Les suivis botaniques menés par les gardes-moniteurs du Parc national les conduisent à des postures parfois peu académiques ! C'est le cas du suivi du Caricion présent dans la plaine alluviale en aval du refuge d'Entre-le-Lac ou le long du Ponthurin vers les Chalets de la Plagne. Ce milieu particulier d'altitude constitue des zones humides rases parfois assez vastes en Vanoise, malgré sa rareté en France. Il est caractérisé par 8 espèces pionnières artico-alpines toutes protégées, dont certaines sont de discrètes relictes post-glaciaires (ex. : Carex microglochin, Tofieldia pusilla ou Trichophorum pumilum)
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Refuge

Le refuge d'Entre-le-lac

À 2145 m d’altitude, au bord du lac de la Plagne, une ancienne bergerie, propriété de la commune de Landry, a été réhabilitée en refuge en 1980. Depuis, le berger qui exploite l’alpage y fait toujours étape, mais il est en plus gardé toute la période estivale, permettant d’accueillir pour couchage et restauration une quarantaine de personnes. Grâce aux deux vaches laitières sur place, les gardiens du refuge vous proposent quotidiennement des produits laitiers frais.
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Pastoralisme

Plan de la Grassaz

En été, un troupeau de 300 génisses, élevées pour la production de viande, pâture la haute vallée du Ponturin. Il n'y a pas de vaches laitières car l'absence de piste pastorale ne permet pas le déplacement d'une machine à traire ni le transport du lait pour la fabrication du fromage. Le berger suit le troupeau et utilise les 4 chalets mis à sa disposition pour son logement (chalets du Varchet, de la Plagne, de la Sache et de la Grassaz).
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Refuge

La cabane PNV des Mindières

La cabane PNV des Mindières a été construite en 2002, sur le rocher des Mindières à 2224 m, qui domine le Lac de la Plagne au nord-est. Cette cabane a remplacé le chalet des gardes du Berthoud, qui se trouvait à l'entrée et au nord du Plan de la Plagne, à 2100 m, et qui a été détruit par une avalanche venant du Dôme des Plattières en février 1999. Le chalet du Berthoud était un chalet Chaloin. Plusieurs refuges et cabanes de gardes sont de ce type (refuges du Fond des Fours, de la Leisse, de la Femma, de la Valette...). Au cours de cet hiver très enneigé, un bâtiment du refuge de Plaisance a été déplacé par une avalanche et le chalet d'alpage du Biol à Courchevel a été complètement détruit...
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Architecture

Les chalets de la Plagne

Le hameau de la Plagne comprend une bergerie, 2 étables, 2 ruines de halle, plusieurs murets et enclos en pierres sèches, 1 cave voûtée et une ancienne ruine au sud, témoin d’un alpage exploité de longue date. La cave comporte plusieurs pierres gravées, dont une datant de 1772. Les principaux bâtiments sont implantés dans la pente ce qui les protège des avalanches. Ils présentent encore au moins en partie un mortier traditionnel en « pierres à vue ».
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Faune

Le traquet Tarier ou Tarier des prés

Le Tarier des prés est un passereau insectivore qui prend ses quartiers d'été en Vanoise de mai à septembre. Il hiverne en Afrique et c'est un migrateur transsaharien dont l'aire de prédilection est la zone tropicale (Congo, Sénégal, Zambie…). Chez le mâle, qui chante joliment de manière sonore et variée, souvent perché sur un piquet, un rocher ou une tige sèche de rhubarbe des moines, c'est le large plastron roux orangé et le sourcil blanc sur fond noir qui attirent l'oeil et le distingue du Tarier pâtre
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Faune

Les marmottes

La marmotte des Alpes (Marmota marmota) pratique l’hibernation. Elle n’est active que 6 mois et demi par an où elle va doubler son poids avant de retourner dans son terrier. Le plan de la Plagne est un endroit privilégié pour l’observer. Son cri strident est facilement reconnaissable, il annonce les dangers, plusieurs cris pour ceux arrivant du sol (souvent l’approche d’un renard) et un seul pour ceux venant du ciel (comme les aigles). Simple mais efficace...
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Histoire

la cabane des gardes du Berthoud

Le sentier que l'on suit en descendant du refuge du Mont Pourri rejoint le GR5 sur le plan de la Plagne. Il faut suivre ce sentier quelques centaines de mètres pour rejoindre celui qui monte au refuge d'Entre-le-Lac. Après avoir traversé un éboulis, on peut remarquer une bosse à gauche, avec un mélèze, sur laquelle se tenait la cabane des gardes du Berthoud. Celle-ci a été rasée par une avalanche de neige poudreuse venant du dôme des Platières, au cours du mois de février 1999. Depuis, le Parc national de la Vanoise a fait construire une cabane sur le rocher des Mindières qui domine le lac de la Plagne
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Eau

La perte du Ponturin

Pour rejoindre le sentier du refuge d'Entre-le-Lac, on traverse le Ponturin sur une passerelle. En fin d'été, on ne voit plus le torrent qui continue à couler sous les pierres du lit. Le Ponturin disparaît un peu en amont de la passerelle et ressort un peu plus bas dans la gorge. Mais au printemps, avec la fonte de la neige, une partie du débit continue a être visible en surface, et coule sous la passerelle
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Eau

Le Ponturin

Au retour, avant de rejoindre le sentier initial, vous allez franchir un pont qui traverse le Ponturin que vous suivez depuis le départ. Ce cours d’eau prend sa source au lac de la Plagne avant de se jeter dans l’Isère à Landry. À cet endroit, il arrive au torrent de s'enfouir sous les blocs rocheux en période sèche, avant de resurgir plus bas, c’est ce qui a valu à ce lieu, le nom des « pertes du Ponturin ».
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Description

Quitter le refuge-porte de Rosuel en direction du fond de vallon sur le GR®5. On laisse le sentier de découverte sur la droite pour s'élever à travers des éboulis puis l'aulnaie. Le sentier de débonnaire devient vite assez raide avec quelques passages nécessitant toute notre attention. Le contournement des contreforts de l'Aiguille Motte (alt. 1916 m) marque l'infléchissement du chemin qui suit rive gauche le torrent du Ponturin. Le suivre jusqu'au lac de la Plagne puis au refuge d'Entre-le-lac. Juste au-dessus du refuge une bretelle permet de traverser rive droite sur le plan de la Grassaz. Après une courte montée on retrouve le GR®5 et l'on peut entamer la descente jusqu'au lieu-dit « des pertes du Ponturin ». Le sentier du retour est alors celui emprunté à la montée.
Départ : Parking du refuge porte de Rosuel
Arrivée : Parking du refuge porte de Rosuel
Communes traversées : PEISEY-NANCROIX

Profil altimétrique


Recommandations

S'arrêter au refuge-porte de Rosuel pour profiter du Point-Info Vanoise et des conseils de l'hôtesse du Parc national, ainsi que de l'espace d'exposition.
En coeur de parc
Le Parc national est un territoire naturel, ouvert à tous, mais soumis à une réglementation qu’il est utile de connaître pour préparer son séjour

Lieux de renseignement

Office de Tourisme de Bourg Saint Maurice

Place de la Gare<br>73700 Bourg-Saint-Maurice,

http://www.lesarcs.com

contact@lesarcs.com

04 79 07 12 57

Nous vous donnons le maximum d'informations ainsi que des conseils personnalisés afin que vous passiez un agréable séjour à Bourg Saint Maurice/Les Arcs.
Ouverture:
Du 24/04 au 07/07/2017 de 9h à 18h.
Fermé le dimanche.
Fermetures exceptionnelles les Jeudi de l'Ascension, 1er mai et 8 mai.
Fermeture entre 12:00 et 14:00.

Du 08/07 au 02/09/2017, tous les jours de 9h à 19h.

Du 04/09 au 15/12/2017 de 9h à 18h.
Fermé le dimanche.
Fermetures exceptionnelles les jours fériés.
Fermeture entre 12:00 et 14:00.

Du 16/12/2017 au 28/04/2018, tous les jours de 9h à 18h30.
Fermeture entre 12:30 et 13:30.

Services:
Animaux acceptés, Accès Internet Wifi, Accès Internet gratuit

Fiche mise à jour par Les Arcs Bourg Saint Maurice Tourisme le 07/06/2017
En savoir plus

Transport

Desserte ferroviaire jusque Bourg-Saint-Maurice. Renseignements : www.voyages-sncf.com
Des navettes en bus existent depuis la gare de Bourg-Saint-Maurice jusqu'au village de Peisey-Nancroix.
Renseignements : www.transavoie.com
Pensez également covoiturage avec www.mobisavoie.fr

Accès routiers et parkings

Quitter la route nationale menant à Bourg-Saint-Maurice environ 1 km après Bellentre en direction de Landry (route D 87 à droite). Suivre la D 87 qui remonte le vallon sur 7 km, passer Peisey-Nancroix et poursuivre sur la départementale. On atteint le parking du refuge-porte de Rosuel en 15 min environ.

Stationnement :

Parking de Rosuel

Accessibilité

Deux places de parking réservées aux personnes en situation de handicap et refuge-porte de Rosuel labellisé
« Tourisme et handicap » pour les quatre handicaps.
Numéro de secours :
114

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